On croyait ne plus jamais en entendre parler. Et voilà
que le projet du dernier quartier de Wavre ressort de la
manche de Charles Michel... En voilà un atout!
Pour rappel, cette saga avait connu un frein il y a quelques
mois suite à une levée de boucliers de toute
part et de plusieurs recours en justice. La convention avec
la société Matexi, chargée de réaliser
le projet avait été signée en …
1999. Dix ans plus tard, elle espère être enfin
sur les bons rails avec ce projet.
L'étude d'incidence a été lancée
au début du mois d'avril. Une première réunion
d'information de la population avait lieu ce mercredi 1er
avril. Et non, ce n'était pas un poisson. Même
si certain y ont cru. Lors de cette réunion, la société
Matexi a annoncé qu'elle allait introduire une demande
de permis de lotir pour ce terrain d'une trentaine d'hectares
au total. Le projet comporte plus ou moins 600 logements,
dont une majorité de maison à 2 ou 3 façades
mais aussi quelques appartements. Suite à une convention
signée avec les autorité, 6,5 ha des 30 ha
de Matexi seront vendus à la ville pour y aménager
du logement moyen et social, tandis que le CPAS revendra
1,3 ha à Matexi. D'après les promoteurs de
la société Matexi, «nous voulons promouvoir
là un vrai quartier, avec une unité architecturale
et des espaces verts qui représenteront 6 ha, soit
20% de l'ensemble du site». Mais attention, permis
de lotir ne signifie par encore permis de bâtir. Après
avoir obtenu le premier, la société Matexi
devra ensuite introduire une demande de permis d'urbanisme
pour ces logements. Ceci devrait être fait en 2011.
Entre-temps, les voiries auront pu être aménagées.
Mais 30 hectares, il est évident que ça ne
se bâtit pas en un an, ni même deux. La société
Matexi annonce que les constructions se feront en trois
phases, en commençant par la chaussée de Bruxelles
et l'avenue Lepage et en densifiant le cœur en fonction
des ventes. La dernière phase n'étant pas,
dans une vision optimiste, prévue avant 2019.
D'après les autorités communales, ce projet
répond à un besoin de la population en Brabant
wallon: trouver un logement à un prix décent
et devenir propriétaire dans la région où
l’on a toujours vécu. Et Charles Michel pointe
particulièrement la possibilité d'ériger
sur la partie communale des maisons «qui seront vendues
à des prix inférieurs au marché. On
ne donne plus de chiffres aujourd'hui (NDLR, à l'époque,
on avait parlé de 5 millions de francs belges). Il
va de soi que des critères objectifs d'âge,
d'enfants à charge, de revenus et de résidence
principale devront être mis en place pour l'attribution
de ces logements.»
La société Matexi a mis le site www.champsainteanne.be
en ligne où elle expose sa vision du projet.
