Aujourd’hui, des études scientifiques
ont confirmé l’importance d’une alimentation
variée et équilibrée.
Cependant, la définition d’une alimentation
variée et équilibrée ne va pas de soi.
Faites le test autour de vous, interrogez vos amis, voisins,
parents et demandez-leur de quoi se compose une alimentation
équilibrée. Vous recevrez autant de réponses
qu’il n’y a de personnes consultées.
Pourtant, les nutritionnistes vous le diront, manger équilibré,
c’est facile ! Il suffit d’un peu de bon sens.
Et surtout, penser que manger est le seul moyen de satisfaire
100% de nos besoins nutritionnels. Structurer les repas,
c’est penser à ce que l’on va manger
et pas simplement se satisfaire d’une pizza ou de
pâtes tous les soirs. Outre les lipides et les glucides
présentes dans les plats cités auparavant
et importantes pour l’énergie, il ne faut pas
oublier les protéines pour que le corps puisse fabriquer
des cellules, des fibres pour le transit intestinal, des
minéraux, des vitamines, … Les grands esprits
pratiques déploreront le fait qu’aucun aliment
ne rassemble tous ces nutriments. Les gourmets apprécieront
la variété des goûts et des saveurs
des aliments nécessaires à un repas équilibré.
Petit rappel pour ceux qui ont séché les cours
de biologie. Un repas équilibré doit être
composé de :
- une portion de viande, poisson ou œuf comme source
de protéines et de fer (les végétariens
optent pour un aliment équivalent du monde végétal
tels que les légumes secs, les céréales
ou le soja),
- un plat de féculents, de légumes secs ou
de pain, en tant qu’apport de glucides, de fibres
et de minéraux,
- des légumes et fruits plusieurs fois par jour,
- un produit laitier pour le calcium,
- un corps gras pour les acides gras essentiels et certaines
vitamines
- et de l’eau, essentielle pour l’hydratation
et l’apport de minéraux.
Vous avez une envie irrépressible d’un steak
saignant ? Pas de problème. Pour respecter l’équilibre
du repas, faites votre menu autour de cet ingrédient
en y ajoutant des féculents (pâtes ou riz),
des tomates comme légume et un laitage en dessert.
Vous ne voulez pas manger un yaourt après le repas
? A nouveau, pas de problème. Vous pouvez le consommer
en guise de goûter ou après le repas du soir.
L’important, c’est de faire l’équilibre
sur une journée, voire sur une semaine. Ainsi, s’il
vous arrive de trop manger ou trop gras lors d’une
sortie au restaurant, ne culpabilisez pas ! Et réduisez
les proportions dans les jours suivants ! Bon appétit
!Les Alicaments, vraiment efficaces ?
Depuis quelques temps, on a vu apparaître sur le marché
des nouveaux produits : ceux que l’on appelle les
alicaments. Ils se veulent à la fois aliments et
médicaments. Mais s’agit-il vraiment de quelque
chose d’efficace ou bien d’un ènième
argument de vente supplémentaire ?
Ces aliments, ce sont parfois des yaourts enrichis comme
ceux au bifidus actifs, les jus de fruit multivitamines,
les œufs aux acides gras Oméga 3, du lait enrichi
en fer et en calcium, …
Ces alicaments sont des aliments artificiellement enrichis
en nutriments divers, à qui l’on prête
une vertu bénéfique pour la santé.
Certains rétabliraient le transit intestinal, d’autres
lutteraient contre l’excès de mauvais cholestérol
ou favoriseraient la croissance osseuse...
La science connaît mieux les mécanismes des
relations entre alimentation et santé mais la part
de mystère reste encore grande.
Les aliments fonctionnels, supposés améliorer
telle ou telle fonction du corps, n’ont pas encore
fait leur preuve. Loin de là. D’autant plus
qu’une alimentation diversifiée doit normalement
apporter l’ensemble des nutriments nécessaires
à une bonne santé. On ne connaît pas
l’effet d’une « surdose » ou si
tout simplement ces nutriments supplémentaires sont
éliminés naturellement ou non. La nutrition
est et reste une science complexe. Plus complexe qu’une
addition de nutriments dosés au milligramme près
que l’on ingérerait quotidiennement.
Aujourd’hui en Europe, les aliments fonctionnels ne
peuvent pas être présentés avec des
allégations de prévention ou de traitement
d’affections humaines. Mais ce n’est pas le
cas aux Etats-Unis ou en Asie où l’on trouve
des boissons anti-cancer ou encore des chewing-gums contre
le rhume. Mais cette interdiction européenne n’empêche
l’arrivée sur le marché de ces alicaments
avec des propriétés « scientifiquement
» prouvées